2.3.09

From Reykjavik to Skagastrond

Reykjavik
Friday, 27 February 

Après seulement trois heures de vol au départ de Londres, me voici en Islande. Ville d’arrivée : Keflavik, ville côtière à une cinquantaine de kms de Reykjavik qui abrite l’aéroport international. Dans le bus qui relie les deux villes défilent des paysages qui rappellent l’Ecosse ou la cote ouest irlandaise en un peu plus extrêmes : amas rocheux et neige donne un avant goût du grand Nord. 

Ma première journée à Reykjavik se fait sous un soleil lumineux qui renforce les couleurs des maisons aux toits rouges ou verts du centre ville. Pas de risque de dérapage dans le centre : trottoirs et routes sont dépourvus de neige grâce à un ingénieux système d’eau chaude qui court sous les routes. L’eau chaude est au coeur de la ville de Reykjavik: elle chauffe les maisons et alimente les piscines ouvertes ou fermées de la ville. Ma première séance de piscine se déroule ainsi en plein air. Alors que le thermomètre extérieur oscille entre 2° et 0° degrés et que les maîtres nageurs enfoncés dans leur anorak surveillent l’eau, les nageurs enchaînent les longueurs ou se prélassent dans les ‘hot pots’, équivalents de jacuzzis.









City Hall, Reykjavik

Reykjavik regorge de musées. Deux jours dans la capitale m’ont permis de découvrir entre autres : Alfred Floki, créateur d’un univers sombre et fantastique et Kjarval, qui avant de s’embarquer dans une carrière artistique et de devenir un des peintres les plus célèbres en Islande travailla comme pêcheur. Une visite au musée des arts dédiés au textile dévoile de fabuleux artistes dont le travail basé sur la laine et les fils crée des œuvres enchanteresses.

Le village au bout du monde
Monday, 1 March

Je quitte le nid douillet de mon amie Gudrun à Reykjavik pour Skagastrond. La route qui mène au Nord du pays est enneigée et notre traversée des Highlands est une petite aventure : le vent souffle fort et saupoudre allègrement la route de neige. Tant et si bien que bientôt nous ne distinguons plus les plots qui bordent la route tandis le ciel et le sol se fonde en une même couleur : blanc! Hrafnhildur Sigurðardóttir, la directrice de la résidence, nous mène néanmoins à bon port. Au bord de l’océan et au pied d'une montagne au sommet étrangement carré, nous arrivons à Skagastrond. Depuis la crise économique qui a frappé le pays en octobre dernier, la population se raréfie et s’élève à environ 550 habitants actuellement. L’activité première demeure la pêche en dépit de la fermeture d'une usine de poisson l'année dernière. Me voici donc installée dans ce qui va être mon studio pour les quatre prochains mois.









View from Skagastrond March, 2nd 2009









My working space at the studio

2 comments:

Daniel said...

Coucou Nadège,

C'est vraiment super de pouvoir suivre ton périple, presque en direct. Nous sommes ainsi plus près de toi. Nous te souhaitons beaucoup d'inspiration dans ton univers de blancheur
Mille bisous
J

Damien said...

Hello,

Ca me rapelle bien des choses, mais je t'assure que les trottoirs de Reyjkjavik peuvent être gelés, j'ai failli tomber plus d'une fois. Le voyage vers le Nord est vraiment dépaysant et génial, la neige et le vent vers Akureyri, trop grisant. Tiens voici ma prochaine destination.